publié le 1er novembre 2009 par Eric Bernard
Les agrégateurs RSS permettent de gérer plusieurs sources de contenus de manière chronologique. Ils ne donnent pourtant pas "à voir" la dynamique temporelle de ces sources. Or, la visualisation est en train de prendre le pas sur la recherche en tant que question essentielle pour l’utilisation du web. Trouver ce que l’on cherche c’est bien, visualiser ce que l’on trouve c’est mieux, d’autant que cela permet des manipulations de données qui amènent des idées non prévues au départ.
Dipity est un service qui visualise un sujet en vous permettant d’agréger des sources de contenu (RSS, Youtube, Flickr, Delicious, Tweeter...) et de les présenter sur une timeline comme ci-dessous, ou sur une Google Map (ou encore comme un flipbook ou une simple liste, mais hormis pour une galerie Flickr, le flipbook n’apporte pas grand chose, pas plus que la liste).
Les usages de Dipity ne sont liés qu’à la créativité des utilisateurs. Deux usages me paraissent cependant émerger.
D’une part, un usage "classique" de visualisation de Timeline. C’est ainsi qu’un musée comme le Musée des Art de San José l’utilise pour présenter un sujet historique. Dipity n’est en effet pas seulement un agrégateur mais une vraie timeline.
D’autre part, un outil de veille sur une problématique donnée, en complétant la veille rédactionnelle par la visualisation de la temporalité des rédactions et éventuellement de leur spatialisation. En combinant les sources et les mots clés, il est possible d’avoir une analyse assez fine de l’évolution d’une problématique.
La géolocalisation des informations sur une Google Map est intéressante car elle se fait soit avec des géotags que le contenu lui même fourni, soit - et de manière plus surprenante - indépendamment de ces géotags. Ainsi le précédent billet sur Africascopie est (à juste titre) localisé au Mali, alors qu’aucun géotag ne le précise.
Un outil bien fait, agréable à l’usage, portable (il est possible d’intégrer ses timelines sur son site web comme montré ci-dessus), évolutif et bien sûr le tout partageable avec des amis dont on peut gérer les droits d’intervention sur ses timelines.
publié le 17 novembre 2008 par Eric Bernard
La fracture numérique passe moins aujourd’hui par la possibilité de l’accès à Internet que par sa qualité. Sur 382,4 millions d’abonnés à Internet haut débit, seulement 2,83% sont issus de la région Afrique-Moyen Orient. Ces résultats sont issus d’une étude de Point Topic que l’on peut lire sur le Journal du Net.
Les pays de la région Afrique-Moyen Orient ayant connu le plus grand nombre de nouveaux abonnés sont la Turquie, l’Arabie saoudite et l’Egypte. On peut donc imaginer sans trop de risque que l’Afrique sub-saharienne à elle seule ne représente qu’un pourcentage encore plus réduit des internautes ayant accès au haut débit.
Si la technologie ADSL se propage, certes lentement, mais avec une plus grande couverture géographique, une diversification des modes de transmission et des baisses de tarifs un peu partout, le câble et les technologies en fibre optique (FTTx) ne sont en effet pas ou peu utilisées pour proposer du haut débit au particulier sur le continent.
L’économie de la connexion, au sens de gestion raisonnée de son temps de connexion et du débit proposé, est donc encore une donnée importante à prendre en compte, à la fois dans la réalisation de projets internet au Sud, que dans les modalités de la communication entre le Nord et le Sud.
publié le 16 novembre 2007 par Eric Bernard
Le Secteur de la communication et de l’information de l’UNESCO met en ligne sa plate-forme de ressources audiovisuelles. Celles-ci sont regroupées en plusieurs thèmes tels que l’accès à l’information, la liberté d’expression, le développement des médias...
Adresse de la plateforme : http://www.unesco.org/webworld/en/audiovisual
publié le 2 novembre 2007 par Eric Bernard
Balancing Act vient de publier le premier rapport de la nouvelle série intitulée « African Telecoms and Internet Markets ». Ce premier ouvrage, de 272 pages agrémentées de graphes et de tableaux, est consacré à l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO et Mauritanie).
Selon le rapport de Balancing Act, quatre pays se démarquent par leur nombre de connexions internet (à ne pas confondre avec le nombre d’utilisateurs, une connexion servant plusieurs utilisateurs, notamment dans les cybers) : le Nigéria (71,000), le Ghana (45,000), la Côte d’Ivoire (35,000) et le Sénégal (30,000).
Le classement en taux de croissance de ces connexions (sur les 4 dernières années) fait apparaître la Guinée-Bissau et le Libéria en premier, ce qui souligne surtout le faible nombre de connexions initiales mais également le fait que la stabilité se réflète directement dans les statistiques internet et télécoms. Ces pays sont suivis par le Sénégal, la Côte d’ivoire et le Ghana, où l’arrivée du haut-débit a certainement été un facteur d’accroissement (même si les prix du haut débit varient considérablement d’un pays à l’autre).
Pour plus d’information sur ce rapport :
www.balancingact-africa.com/publications.html
Et si le prix de ce rapport reste elevé, la newsletter (en français et en anglais) reste, pour sa part, une source (gratuite) d’information incontournable.