ICT4D 2010

13-16 décembre 2010 - Londres (Royaume-Uni)


Mobile web in Africa 2010

28 septembre - 1er octobre 2010 - Johannesburg (Afrique du Sud)


Web 2.0 expo

27-30 septembre 2010 - New York (USA)


5ème Forum sur la Gouvernance de l’Internet

14-17 septembre 2010 - Vilnius (Lituanie)


Usage d’Internet par des étudiants Sénégalais

publié le 1er septembre 2009 par Eric Bernard

Que savons nous de l’usage d’Internet par des populations spécifiques, qu’il s’agisse d’étudiants, de journalistes, de "jeunes", de personnes en situation de handicap etc., dans un contexte africain ? Quelques articles - le plus souvent journalistiques et à mon goût toujours un peu généralistes - nous relatent les objectifs des visites de sites web ou d’utilisation du chat, mais guère plus.

Ayant été amené à faire récemment des interventions à l’UCAD (voir ce billet) et à l’ISAC (Institut Supérieur des Arts et de la Culture), je me suis posé la question de savoir ce que les étudiants devant qui j’allais me présenter utilisaient ou simplement connaissaient en matière d’outils numériques. Je remercie ici tous les étudiants ayant accepté de répondre à mon petit questionnaire. Ils étaient 46, venus des universités de Dakar, Thiès, Bambey et Ziguinchor et étant inscrits à la Licence Professionnelle Création Multimédia, discipline orientée numérique s’il en est. Il n’est pas question d’analyse statistique sérieuse sur un tel échantillon et encore moins de croisement des données. Les tendances suffiront.

S’ils consultent tous Internet, 20% ne le font qu’à l’Université, 9% qu’à la maison, 15% que dans les cybers ou chez des amis. La plupart combinent les lieux de consultation (université et maison, université et cyber, ou les trois).

Ils sont 68% à avoir un ordinateur personnel.

Voilà pour le contexte.

 

 

Facebook est connu, même si seulement la moitié des étudiants le connaissant l’utilisent. 24% n’en ont pourtant encore jamais entendu parlé.

 

 

Skype est clairement beaucoup plus utilisé puisque près de la moitié des étudiants l’utilisent. Le taux de non-connaissance est paradoxalement un peu plus élevé que Facebook, ce qui laisse suggérer que les personnes ayant eu accès à Skype l’ont rapidement adopté.

 

 

Il n’est pas surprenant que seulement 9% des étudiants aient un blog. Ce qui l’ait plus, c’est que 37% ne connaissent pas la terme et ne peuvent pas répondre positivement ou négativement à la question "avez-vous un blog".

 

 

La notion d’agrégateur RSS est largement inconnue, et même chez ceux qui la connaissent, ils n’en utilisent pas.

 

 

Des outils plus récents, et aussi divers que Diigo, Twitter ou le réseau professionnel LinkedIn sont un peu moins inconnus (sans doute l’effet "marque") mais pas plus utilisés. Les chiffres sont les mêmes quels que soit l’outil, même si ce ne sont pas toujours les mêmes personnes qui ont fait les mêmes réponses.

 

 

En eux-mêmes, ces chiffres n’apportent pas grand chose. Mais ils m’interrogent dans leur relation à l’éducation. Les interventions auxquelles j’ai participé se faisaient en fin d’année devant des futurs professionnels du multimédia. Ils avaient fait du Photoshop et on leur avait parlé de PHP, entre autres termes techniques, sans que la base de l’usage d’Internet ait été abordé en détail. Pour une culture web, d’abord, mais avant tout parce que ce sont des outils qui renforcent l’apprentissage ou ouvre des portes à une autre vision du web (celle que l’on peut appeler le web 2, mais qui est tout simplement le web tel qu’il se pratique aujourd’hui).

Pour son cours sur l’art numérique à l’ISAC, mon amie Sylviane Diop a mis en place une plateforme Ning, pour que les étudiants échangent entre eux, mais aussi pour recevoir les devoirs, informer des horaires etc.
Aurait-elle pu faire son cours sans cela ? Oui certainement. Mais en intégrant le collaboratif dans le fonctionnement même du cours, celui-ci n’était plus un cours qui parlait de numérique mais qui l’était, permettant aux étudiants une vraie pratique, et leur faisant gagner une vraie valeur ajoutée dans leur maîtrise et leur intérêt pour les outils dont ils n’avaient fait qu’entendre parler.

Intégrer la présentation de ces outils dans les cours est aussi indispensable aujourd’hui que pouvait l’être il y a vingt ans la présentation à l’université (toutes filières confondues) de ce qu’était une souris, un clavier et comment on allumait un ordinateur.
Croire qu’il suffit d’un ordinateur et d’une connexion internet pour lutter contre la fracture numérique est une illusion technocratique. Car si la bataille de la quantité (d’infrastructures et d’équipements) commence à être gagnée, celle de la qualité ne fait que commencer.

Diversifiez vos recherches sur Google

publié le 28 septembre 2008 par Eric Bernard

L’algorithme qui fait afficher les résultats dans Google est aussi secret que la recette du Coca-Cola. Et certainement plus complexe.

L’habitude fait que vous faites une recherche avec plusieurs mots clés, qui vous viennent à l’esprit dans le désordre, et que vous tapez tels quels. Et pourtant, il est souvent judicieux de mettre des priorités dans ces mots clés car les résultats peuvent être en partie différents.

Un exemple ? Prenons trois mots : enfants ong sénégal.

Non seulement nous n’obtenons pas le même nombre de réponses, mais pas dans le même ordre.

- "enfants ong sénégal" (556 000 réponses) met en première place une actualité d’AllAfrica. SenegalPhoneBook arrive en troisième place. La Fondation Friedrich Ebert (Allemagne) en cinquième et l’ONG Sénégalaise ENDA n’apparaît pas sur la première page.

- "ong enfants sénégal" (442 000 réponses) met en première place l’annuaire téléphonique SenegalPhoneBook. La Fondation Friedrich Ebert (Allemagne) arrive en 5ème sur la même page. Immédiatement suivie de l’actualité d’All Africa. L’ONG ENDA arrive en dizième position sur la première page.

- "sénégal enfants ong" (442 000 réponses) promeut d’abord l’article d’AllAfrica, en troisième SenegalPhoneBook, en 6ème la Fondation Friedrich Ebert, et en 8ème ENDA.

- "sénégal ong enfants" (441 000 réponses) fait apparaître en premier de nouveau l’annuaire SenegalPhoneBook, la Fondation Friedrich Ebert en troisième, AllAfrica en 5ème, ENDA en 7ème.

Autrement dit nous n’avons pas les mêmes résultats selon l’ordre de la requête.

Certes, cela ne fonctionne pas toujours. Que vous essayiez << "communication pour le développement" Afrique >> ou << Afrique "communication pour le développement" >> cela vous donnera toujours 16 900 réponses, avec les mêmes résultats en page 1.

Malgré tout, il est toujours utile de prioritiser sa requête, et de tenter plusieurs combinaisons.

La lecture et le design des actualités de la presse en ligne

publié le 27 septembre 2008 par Eric Bernard

Logo Online Journalism ReviewOnline Journalism Review (OJR) a publié (et va continuer on peut l’espérer) une série d’articles sur l’ergonomie des éléments médias sur un site web.

Nora Paul et Laura Ruel ont conduit une série d’études sur les habitudes de lecture et de navigation sur les sites web des médias américains, utilisant à la fois le questionnaire ouvert et l’eye-tracking.

Le dernier article en date du 24 septembre porte sur le positionnement et les modalités d’affichage des "dernières actualités" (breaking news).

Trois modes d’appel à la nouveauté ont été étudiés :
- l’insertion de la date de l’actualité
- un appel graphique (de type "new")
- l’insertion des dernières actualités dans un cartouche distinct, titré clairement "dernières actualités"

Les résultats démontrent que si la mise en avant d’un cartouche amène cet élément à être plus vu par les internautes, les actualités qui y sont insérées sont moins mémorisées. En cause, la taille plus petite de la police de caractère utilisée pour le titre. La même étude sur une taille de cette cartouche équivalente au reste du texte aurait sans doute apporté des résultats plus définitifs.

Qu’est-ce qui fait qu’une actualité est retenu a posteriori ou non ? A cette question, la réponse est plus claire. L’intérêt personnel pour la thématique de l’article est le principal moteur de la mémorisation (à 41%). La position de l’article sur la page n’intervient que pour 10% des mémorisations, et l’impact d’une photo pour un peu plus de 8%.

Si cela fait dire aux auteurs que l’intérêt personnel prime sur le design, j’en conclurais pour ma part deux choses. C’est la structuration du contenu (notamment les choix dans le titre qui lui permettent de faire écho ou pas à l’intérêt ou à l’émotion du lecteur) qui prime sur le design. Mais également que si un design n’aide pas à la mémorisation, il est très probable qu’il peut l’empêcher (par une taille de police trop petite, une couleur de fond ou de texte inadaptée...).

Publié en juin, sur le même site, une autre recherche portait sur les modes de navigations à travers les diaporamas en ligne. Généralement, cinq modes de navigation peuvent être proposés :
- un bouton précédent/suivant,
- une flèche pour passer d’une image à une autre
- l’accès direct à une diapositive.
- le diaporama automatique
- l’accès par les vignettes

Plus de la moitié des participants à cette étude utilisent le bouton précédent/suivant (dont un tiers n’utilisant que ce mode de navigation), un quart utilisant l’accès direct dès le début. Les auteurs en conclue que s’il n’y a qu’un seul choix à faire c’est en priorité ce bouton précédent/suivant.

Les images sont normalement accompagnés de texte, mais un tiers seulement des participants lisaient tous les textes des images affichés, la moitié en lisant une partie. Curieusement, ce sont les utilisateurs de la flèche de déplacement qui passent le plus de temps sur les textes.

Mais la conclusion la plus intéressante, selon les auteurs, est que même pour un média ne présentant pas une histoire linéaire (le diaporama en l’occurence) les utilisateurs continuent de préférer une navigation linéaire, finalement traditionnelle des médias classiques. Une conclusion qui amène à se pencher sérieusement sur les designs des sites médias, qui doivent donc être adaptés au web, tout en ne perdant pas les habitudes utilisateurs classiques.

.mobi : 1 an déjà

publié le 26 septembre 2007 par Eric Bernard

Le nom de domaine de premier niveau .mobi a été créé le 26 septembre 2006, il y a tout juste un an. Ce Tld (top level domain) est destiné à l’affichage web pour les terminaux mobiles (téléphones, PDA, Blackberry...). Plusieurs sponsors appuient le développement et l’usage de ce Tld : Google, Microsoft, Nokia, Samsung, Ericsson, Vodafone...

Au delà des controverses pour ou contre l’introduction d’un nom de domaine qui soit dépendant du support matériel, comment le .mobi a-t-il évolué en un an ?

Ce qui est curieux, c’est qu’il n’est pas si facile de connaitre le nombre exact de noms de domaines déclarés en .mobi, y compris sur le site mTLD qui y est consacré.
En mai 2007, 13626 noms étaient semble-t-il déclarés.

A défaut d’informations plus précises, je me suis contenté d’une recherche Google sur l’URL .mobi. Et là, surprise : 4 510 000 sites ("environ" selon la terminologie de Google). D’autant plus surprenant que les recherches Google ne prennent pas en compte les noms de domaines réservés simplement par précaution et qui ne sont pas transformés en sites web.

Pour expliquer cette croissance en quelques mois, j’ai pris au hasard quelques noms en .mobi et j’ai regardé (dans un Whois) leur date de création. Le sondage n’est pas très rigoureux et c’est peut-être juste le hasard, mais la moitié des sites vérifiés ont été créés avant mai 2007 (et devront donc faire partie des 13 626).

Si quelqu’un a l’obligeance d’apporter un complément d’information sur cette étrange croissance (cachée par le promoteur du .mobi lui même), merci d’intervenir ici même.

La souris est un animal dangereux pour les dictateurs

publié le 25 septembre 2007 par Eric Bernard

Ce titre, issu d’une très bonne affiche de RSF, s’applique parfaitement à la Birmanie.

Alors que les manifestations pacifiques se poursuivent en Birmanie (Myanmar) et que la junte au pouvoir durcit le ton, il était intéressant d’avoir quelques infos sur l’état d’Internet dans ce pays.

Pas de surprise évidemment. Dans un pays mis sous cloche par ses gouvernants, internet est sous contrôle (e-mail surveillés, accès interdits à certains sites...), même s’il ne concerne que 0,5% de la population.

Pour en savoir plus :

- Lirne Asia
- OpenNet Initiative
- Page Birmanie de RSF issue du rapport 2007

Un cd-rom sur la communication pour le développement

publié le 24 septembre 2007 par Eric Bernard

Le PNUE vient de publier un CD-rom sur “Les Communications sur le Développement Durable - Ressources pour l’Enseignement en Marketing et Publicité”, conçu en partenariat avec l’UNESCO, la Décennie des Nations Unies pour l’éducation au service du développement durable et l’Association internationale des universités, avec le soutien financier du ministère suédois de l’Environnement

Ce cd-rom est une très bonne initiative et sa conception pédagogique ne devrait pas le destiner seulement à l’enseignement de la communication en les sensibilisant au développement durable mais aussi à une audience "développement durable" pour mieux faire comprendre les enjeux de communication.

On peut juste regretter que sa navigation ne soit guère ergonomique, avec plusieurs niveaux de menus un peu éparpillés dans la page.

Pour en savoir plus : site du PNUE.

Adresse directe du cd-rom en ligne :
http://www.unep.fr/pc/sustain/advertising/education_kit/index.htm

Le web 2.0 en Afrique francophone : rien à dire ?

publié le 20 septembre 2007 par Eric Bernard

Le programme et les résumés des présentations de la conférence Web2forDev qui se tiendra la semaine prochaine à Rome viennent d’être proposés sur le site officiel.

Sur les 64 intervenants officiels, on peut faire plusieurs constats.

L’Afrique n’est pas mal représentée, comparativement à l’Amérique latine, très sous-représentée, par exemple.
Mais ce sont surtout les pays anglophones qui sont présents : Ouganda et Kenya en premier lieu, et pour l’Afrique de l’Ouest Ghana et Nigeria.
Le Sénégal sera le seul pays africain francophone intervenant à cette conférence. Mais contrairement à d’autres pays, ce ne sont pas des entreprises qui prendront la parole, mais uniquement (le problème tient entièrement dans cet "uniquement") des institutions de développement agricole et de recherche.

Où sont les autres pays ? Où sont les entreprises d’Afrique de l’Ouest francophone ? Celle-ci se positionne-t-elle dans la consommation d’outils développés ailleurs ?
Quelle qu’en soient les raisons, il est dommage d’avoir raté cette opportunité de faire valoir un savoir faire et des compétences de production et d’innovation.

Suivre la conférence Web2forDev à distance

publié le 19 septembre 2007 par Eric Bernard

Lundi 24 septembre commence la conférence Web2forDev à Rome.

Nous sommes certainement nombreux à ne pas pouvoir nous rendre à Rome pour cette conférence, d’autant que - et c’est bien compréhensible - la participation se faisait sur invitation.

Les organisateurs de la conférence - qu’ils en soient remerciés par avance - ont donc mis en place un système permettant de suivre la conférence en ligne

A suivre donc... et à participer.

Statistiques Internet en Afrique 2007

publié le 18 septembre 2007 par Eric Bernard

Internetworldstats donne quelques statistiques d’usage d’Internet par région, provenant de plusieurs sources comme l’ITU, Nielsen/Netratings et autres. La dernière mise à jour pour l’Afrique date de juin 2007.

Que nous disent ces chiffres pour l’Afrique ?

Le taux de pénétration en 2007 (nombre d’utilisateurs/population totale) est de 3,6%, ce qui constitue 3% du nombre mondial des utilisateurs (sachant que l’Afrique représente 14,2% de la population mondiale, l’écart est évident). En 2004, 2% de la population africaine utilisait Internet, ce qui montre une évolution relativement stable.

Du fait de cet écart entre population et nombre d’usagers, la croissance du taux de pénétration entre 2000 et 2007 est effectivement forte : 643,1% d’utilisateurs en plus sur la période.

Cette évolution est très variable selon les pays. Le Sénégal a ainsi accru son nombre d’internautes de 1250% passant de 40 000 usagers en 2000 à 540 000 internautes en 2007. Ce qui ne constitue malgré tout que 4,1% de la population.

L’Afrique de l’Ouest, qui constitue un peu moins de 30% de la population africaine - disposerait selon ces chiffres - de 21,5% de la population d’internautes en Afrique.

Pourquoi écrire correctement sur le web ?

publié le 17 septembre 2007 par Eric Bernard

Les blogs et les commentaires de billets sont connus pour avoir une écriture approximative, lorsqu’ils ne sont pas carrément écrit en langage SMS. Il n’est pourtant pas inutile de faire l’effort de relire son texte lorsqu’on écrit sur le web.

Parcourant le web, je suis tombé par hasard sur une page d’accueil présentant le texte suivant :

Bonjour
ces votre premier visite sur ce site
vous ne serer pas déçus tous est gratuit le site ne contiens aucun téléchargement mais des lien de téléchargement vous pouvez télécharger si vous posséder l’original le site n’est en aucun cas responsable des téléchargement effectuer sur celui si nésite pas a poster vos lien ici ou nous contacter si problème ici nous vous souhaitons bonne visite et n’oublier pas notre livre Dor et laisser des commentaire
aceuil

Bien que ce texte (vrai) soit une caricature, il reste malgré tout compréhensible. Pourquoi faudrait-il alors passer du temps à relire ou faire relire ses textes sur le web et les corriger en cas de faute (c’est l’avantage du web sur le papier que de ne pas être définitif) ?

Tout d’abord, en écrivant correctement, votre message passe plus facilement. Si le lecteur doit relire trois fois votre texte (ce qu’il ne fera sans doute pas) pour vous comprendre, il y a de fortes chances qu’il oublie très vite votre message. De plus, une virgule mal placée peut faire dire à votre texte l’inverse de ce que vous souhaitez.

Avec un texte mal écrit, c’est également votre image professionnelle qui souffre. Certes, ne pas maitriser parfaitement la langue ne devrait pas vouloir dire que vous ne maitrisez pas votre métier ou votre domaine, mais de fait, c’est l’image que cela donne. Mais la faute professionnelle est moins dans les lacunes personnelles (qui sont largement partagées) que dans le fait qu’un texte mal écrit est un texte qui est suffisamment peu important pour ne pas être relu (par vous, par vos collègues) et qui n’est pas corrigé (les correcteurs orthographiques ont fait beaucoup de progrès et un texte comme celui présenté en haut est souligné en rouge dans Word comme dans SPIP). Un texte que vous ne jugez pas digne d’être écrit correctement n’est certainement pas digne d’être lu correctement.

Pour finir, sur le web, le référencement passe par le texte. Un texte mal écrit est un texte mal référencé, et donc un site web moins visité. Votre faute sera référencée, mais un visiteur écrivant correctement un mot clé ne trouvera pas votre page.
Un exemple :
- Le 16 septembre 2007, une recherche Google sur "développement" renvoie 120 millions de réponses.
- Une recherche sur "Dévelopement" renvoie (quand même !) 6 290 000 réponses.
- Une recherche avec "Dévelloppement" renvoie 117 000 réponses.
5% des sites ne seront donc pas trouvés par une recherche correcte sur le mot "développement". Ce n’est pas grave sur un terme aussi général... et si ce n’est pas votre site qui fait partie de ces 5%.

PS : merci de signaler les fautes d’orthographe de ce blog... ;-)

Internet 2007 selon RSF

publié le 15 septembre 2007 par Eric Bernard

Avec quelques mois de retard, je viens de me pencher sur le dernier rapport de Reporters sans Frontières, et notamment sur leur section "Internet" qui, évoluant d’année en année, est placée cette fois au début du rapport. Si le plan reste assez similaire à l’année précédente (1. Internet intéresse les dictatures 2. elles poursuivent et emprisonnent les cyberdissidents 3. les entreprises occidentales sont complices) quelques points ont éveillé mon intérêt.

Cette année les dictatures sont devenus 2.0 selon RSF. Ce sous-titre est vraiment intéressant et avant de continuer ma lecture, j’ai cherché ce qu’évoquait pour moi une dictature 2.0.

Si la valeur du web 2.0 provient non de producteurs indépendants de contenu mais des utilisateurs eux-mêmes (qui sont à la fois consommateurs et producteurs d’information), si cette valeur provient de leur masse, si cette valeur provient des échanges qui sont permanents, alors la dictature 2.0 aurait certainement une "valeur" assez proche. J’ai alors imaginé des réseaux sociaux de policiers et d’informateurs échangeant leurs données, des médias "citoyens" où chacun pourrait exprimer sa foi en le chef suprême, mais surtout une plateforme collaborative de la délation. Nul besoin de professionnels du flicage puisque c’est l’ensemble des internautes qui se chargeraient de cette tâche. Du Panoptique avec un geôlier surveillant l’ensemble de ses prisonniers, nous passerions alors à l’efficacité totale de prisonniers se surveillant les uns les autres.

De fait, et heureusement, nous n’en sommes pas là. Et lorsque RSF parle de dictature 2.0. c’est justement pour dire que les dictatures investissent aussi les outils de réseaux sociaux pour exercer leur surveillance. Si elles le pouvaient elles fermeraient tout simplement ces instruments un peu trop libres de la parole individuelle de masse. Non, les dictatures ne sont pas 2.0. dans leur fonctionnement, elles en sont au contraire toujours au modèle au Web -1.0, celui du minitel avec quelques uns qui donnent une information choisie et quelques autres qui la lisent.

Il est dommage qu’une notion comme web 2.0. soit déjà si galvaudée par les clichés journalistiques, car elle aura peu de chance d’être utile ou transformée en concept.
Merci quand même à RSF de m’avoir fait imaginer l’horreur d’une dictature réellement 2.0.
Pour vous, une dictature 2.0. ressemblerait à quoi ?

Recrutement d’un webmaster

publié le 6 septembre 2007 par Eric Bernard

AK-Dev constitue une réserve de recrutement sur des postes de webmasters spécialisés.

Dans le cadre de ses projets à venir, AK-Dev se constitue une réserve de recrutement de webmasters spécialisés.

Les compétences requises pour ces postes sont :
- une bonne connaissance d’un ou plusieurs domaines du développement (développement rural, santé, coopération décentralisée...)
- une connaissance pratique de l’informatique et de l’internet.
- une pratique de la rédaction SPIP.
- une bonne capacité de rédaction en français
- une connaissance de l’anglais est un plus

Les candidats intéressés doivent simplement envoyer un cv en français. Lorsque des postes seront effectivement disponibles, les candidats issus de ce premier processus de sélection seront contactés en priorité et devront alors compléter leur dossier avec une lettre de motivation adaptée au poste ouvert.

Candidature à envoyer à : eric@ak-project.com
Date limite de candidature : 30 octobre 2007.

TouchGraph : voir les relations entre...

publié le 5 septembre 2007 par Eric Bernard

... des gens, des idées, des sites etc.

En trouvant une présentation de cet outil dans un billet récent de Francis Pisani il semblait intéressant de voir quelle pouvait en être l’utilité concrète.

Si on vous interroge sur les organisations actives sur votre secteur, vous saurez répondre. De même que vous avez probablement une vision intuitive de "la cartographie du secteur" (qui travaille avec qui, sur quoi...). Votre vision est-elle pour autant confortée par la même question posée à un moteur de recherche ? Probablement non, tout simplement parce que l’activité réelle (en qualité et en quantité) n’est généralement pas reflétée par la communication sur le web.

Revenons à TouchGraph. Ce programme est un moteur de recherche agrégeant les sites entre eux en fonction de leur liens sur les mots clés qu’on lui donne. Deux partenaires travaillant ensemble sur le même projet devrait donc être liés entre eux s’ils en parlent tout deux sur le web et font des liens réciproques.

J’ai fait un petit test sur les mots clés suivants : "Forum Social Mondial" Afrique.

TouchGraph propose en réponse cinq blocs très déconnectés entre eux. Deux d’entre eux sont autour des sites officiels du forum (mondial et africain). Curieusement ces deux blocs n’ont pas de liens directs.
Deux autres blocs sont autour de la presse. L’un est la nébuleuse IPS, très présente lors des FSM avec leur quotidien événementiel Terra Viva. L’autre est plus divers puisqu’il contient aussi bien afrik.com, le Monde Diplomatique, Le Soleil (Sénégal), RFI, El Watan...
Le dernier bloc, autour de Politis, est constitué des sites "alternatifs" : LCR, Acrimed, Confédération Paysanne, Survie...

Une difficulté de TouchGraph, issue pourtant d’une bonne fonctionnalité, est qu’il est possible d’étendre chaque bloc, créant de nouveaux liens entre les sites et les blocs. Du coup, la "qualification" des blocs devient plus difficile. Le bloc des "alternatifs" se trouve ainsi, après une première expansion, rejoint par Attac, mais aussi par Le Monde, qui n’est pas vraiment un journal alternatif...

Il paraissait intéressant d’effectuer la même recherche ("Forum Social Mondial" Afrique) sur Kartoo dont les fonctions de moteur de recherche visuel sont assez proches.
Les résultats sont assez différents, notamment avec la présence d’autres acteurs comme l’AMARC ou l’Institut Panos Afrique de l’Ouest.

Au delà des différences de résultats et d’ergonomie (celle de Kartoo étant moins exhaustive puisqu’elle fonctionne par map mais plus conviviale) quel est l’intérêt de ces moteurs ?

Ce qui intéresse généralement le détenteur d’un site web est d’être en première page sur des mots clés spécifiques. La seule relation avec les autres sites est d’être avant ou après eux. Les moteurs de recherche visuel présentent l’avantage de situer un site donné dans sa relation avec les autres sites du même domaine et ainsi de pouvoir mieux définir une stratégie d’échanges de liens et de partenariat. Cette stratégie n’a pas une base technique mais sociale. Une agence web peut suggérer et organiser mais ne peut pas remplacer le propriétaire du site dans cette démarche de référencement social.

Avez vous une stratégie sociale de référencement pour votre site ? Quels avantages en avez vous retiré ou quels problèmes avez vous rencontré ?

Le débat est ouvert.