publié le 24 août 2009 par Eric Bernard
AK-Dev, département communication pour le développement de l’agence de communication interactive AK-Project recrute un chef de projet multimédia H/F
Lieu : Dakar
Type de contrat : CDD de 3 mois renouvelable puis CDI.
Rémunération : Salaire local. A définir selon profil
Poste à pourvoir pour : immédiat
Au sein du département AK-Dev (communication pour le développement) et sous la responsabilité de son directeur, vous aurez pour mission d’assurer la gestion des projets multimédia (web, cd-rom, print…) qui vous seront confiés.
Vous savez travailler en équipe. Vous êtes autonome, rigoureux(se), organisé(e) et doté(e) de bonnes qualités relationnelles dans un environnement pluriculturel. Vous savez vous adapter aux idées et aux exigences des clients. Vous êtes intéressés par l’innovation sur Internet et en maîtrisez les enjeux. Vous avez une bonne connaissance des organisations d’appui au développement et souhaitez contribuer à ce secteur. Compréhension rapide, curiosité et esprit d’initiative sont la garantie de votre succès chez nous.
Les critères de sélection sont : vous maîtrisez les applications informatiques et internet courantes (suite office, navigateurs...), vous avez des connaissances techniques sur le fonctionnement d’Internet, vous maîtrisez la gestion de projet, vous maîtrisez l’anglais.
La maîtrise du CMS Spip est un plus.
Pour plus de renseignement sur AK-Project : http://www.ak-project.com.
Pour postuler, envoyez nous votre cv et lettre de motivation par mail à l’adresse drh@ak-project.com.
Il ne sera répondu qu’aux seuls candidats remplissant les critères de sélection.
publié le 19 août 2009 par Eric Bernard
Après une coupure d’Internet "internationale" selon notre opérateur lundi matin, il nous a été impossible d’utiliser le courrier sortant sur nos comptes mails [1]. Quelques clients nous ont fait part du même désagrément. Deux jours de mobilisation de plusieurs personnes pour avoir enfin la réponse à la première question qui a été posée - et reposée plusieurs fois par la suite - au support technique d’Orange Sénégal : "n’auriez vous pas bloqué le port 25 ?".
Le problème se résumait de la manière suivante : il nous était possible de recevoir des mails, d’utiliser le webmail mais impossible d’envoyer un mail. Chaque fois le même message d’erreur : connect error 10060. Le problème venait visiblement du port par défaut (le port 25) utilisé par le SMTP.
Aujourd’hui enfin, le support technique nous informe que oui, ils ont bien bloqué le port 25 pour certaines IP fixes, et qu’il faut utiliser le port 465 (SSL) à la place [2].
Le fait d’utiliser un port SSL n’est pas une mauvaise chose en soi puisque c’est fait pour limiter le spam. D’autres opérateurs ont déjà fait la même chose.
Ce qui est inacceptable par contre, c’est l’absence totale d’information sur le sujet et le coût de cette erreur. Car outre les deux jours passés à se creuser la cervelle et à tester toutes les solutions possibles en appelant aussi bien notre infogérance que toutes les personnes susceptibles de nous donner l’information, il va nous falloir demander à nos clients concernés (alors que ce serait à Orange de le faire) de reconfigurer leur messagerie, et sans doute pour certains, de se déplacer pour les aider à le faire.
L’analogie qui pourrait être faite, c’est de vouloir sortir de chez vous un matin et de constater que la porte est fermée et que votre clé ne fonctionne plus. Si vous n’avez pas cassé la porte avant (ce qui est moins judicieux avec un ordinateur), vous appelez votre propriétaire. S’il faut le rappeler 8 fois pour qu’enfin il vous avoue qu’effectivement il y a changé la serrure cette nuit, il y a de quoi s’énerver un peu.
Or Orange Sénégal n’est ni plus ni moins incompétent que d’autres opérateurs. La même chose s’est produite en France avecFree en 2007, sans plus prévenir ses clients.
Les opérateurs sont les propriétaires de nos connexions, ils peuvent en changer les clés. Mais même les propriétaires n’ont pas tous les droits. Il serait temps que les agences de régulation se préoccupent de l’obligation de services aux clients tout autant que des litiges entre opérateurs. Mais c’est sans doute moins lucratifs pour elles.
publié le 17 août 2009 par Eric Bernard
Être trouvable facilement en tête des moteurs de recherche est un objectif de tous les sites. Souvent, on vérifie cela en tapant les mots sur lesquels on voudrait que notre site soit trouvable parce que c’est le cœur de métier ou la mission principale de l’organisation. Et on est souvent déçu. Or non seulement il est souvent normal de ne pas trouver son site sur les mots clés auxquels on s’attend, mais en plus ce n’est pas grave et il faut plutôt penser le référencement différemment.
Si une organisation travaille sur une niche extrêmement étroite et qu’elle est seule sur ce créneau, les mots clés de cette niche devraient permettre à cette organisation d’avoir son site en premier sur les moteurs de recherche. Une recherche sur "politique éducative en Afrique" renvoie en premier sur le site du Pôle de Dakar, institution spécialisée en la matière, parmi à peine 350 000 résultats.
Le plus souvent pourtant, quel que soit leur impact réel sur le terrain, les organisations ne bénéficient pas du même positionnement.
Une organisation travaillant sur le développement des médias en Afrique devra trouver sa place parmi les 3,9 millions de réponses à la requête "média afrique". Certes, ce chiffre diminue lorsque la recherche se fait plus précise : "appui aux médias en Afrique" ne renvoie "que" 508 000 réponses. Mais nous rentrons déjà là dans des requêtes spécifiques.
Une organisation travaillant sur l’environnement au Sénégal se heurtera à 2,6 millions de résultats si bien sûr "Sénégal" n’est pas oublié (car sinon ce sera 60 millions de résultats). Parmi ces résultats, on trouvera en bonne place les plus gros sites (ceux qui ont de bonnes chances d’avoir énormément de pages consacrées au sujet, même si ce n’est pas leur objectif principal, les ministères du secteur, les médias, et les sites à grande fréquentation tels que Wikipedia. Les mots clés les plus évidents sont aussi sont qui sont les plus disputés.
Dans cette compétition, les très petits sites (disons ceux qui font moins de 15 000 visites par mois), ont très peu de chance de se positionner car Google, par exemple, donne une priorité aux sites les plus visités et les plus reconnus sur un thème, et donc moins on est visité, moins on a de chance d’être présent en bonne position sur ce moteur... et moins l’on est visité.
La longue traîne
La longue traîne est le principe selon lequel une multitude de petits résultats sur beaucoup d’éléments cumulés font plus au total que des gros chiffres sur peu d’éléments. Depuis l’application au domaine du web en 2004 de cette loi statistique bien connue, on trouve des longues traînes partout. Et évidemment dans le référencement.
Car le fait est que les mots clés les plus utilisés pour trouver un site web représentent très peu du total des visites apportées par les moteurs de recherche.
La courbe ci-contre (cliquer dessus pour l’agrandir) montre la répartition des mots clés sur un an pour ce blog. 1818 mots clés ont généré 2668 visites. Les 10 premiers mots clés ont amené 12% de ces visites seulement. Et parmi ces mots clés aucun n’est de ceux que je penserai évident pour définir ce blog. Ces derniers sont d’ailleurs relégués à la 152e place, et n’ont pas d’impact significatif sur les visites. Comme je le disais précédemment, ceci est normal, puisque ce blog n’est pas trouvable par ces mots-clés en tête des moteurs de recherche.
Plus une page sera spécifique, plus elle aura de chance d’être bien positionnée. Ainsi ce billet n’a aucune chance d’être bien positionné sur les mots clés "longue traîne référencement" qui est pourtant son titre et dont la recherche ne donne "que" 247 000 résultats. Simplement parce que seront présents en premier les sites spécialisés et les auteurs faisant autorité en la matière. Par contre, mon billet pourtant très récent sur le réseau social Livemocha se positionne troisième [3] sur la recherche "Livemocha", juste après le site lui-même. Simplement parce que pratiquement personne n’a encore écrit en français sur le sujet alors qu’il y a 1,5 millions de résultats sur cette recherche. Il est donc indispensable d’avoir des articles précis et de réfléchir aux termes utilisés et répétés au sein de chaque article. Car si la répétition d’un même mot-clé favorise le positionnement sur ce mot clé, l’utilisation de synonymes favorise la longue traîne.
Le fait à retenir est que moins le site est connu, plus la longue traîne est importante à considérer. Un site ayant à peu près 100 000 visites annuelles apportées par les moteurs de recherche (voir ce graphe issu d’un article et de ses commentaires qui m’ont beaucoup servis pour initier ce billet) aura une courbe beaucoup plus tassée vers les premiers mots clés, dont les 20 premiers peuvent apporter 25% du trafic. Pour un site tel que ce blog, avec beaucoup moins de visites, les 25% ne sont atteints qu’avec le 61eme mot clé.
Ne pas vouloir se positionner sur les mots clés évidents serait une erreur. Ne se concentrer que sur eux, en serait une autre. Il y a deux stratégies complémentaires à adopter, l’une concernant le site en général et son référencement (la partie la plus statique du site et sa structure technique le permet, la répétition des mots clés...), l’autre concernant le contenu dynamique du site (la spécificité, l’utilisation de synonymes...).
Chaque actualité est une petite pierre qui amène peu de lecteurs, mais elle est cumulative dans le temps et parce qu’elle permet d’être plus précise que le site dans sa globalité, c’est elle qui fera au bout du compte, le succès du site.
publié le 13 août 2009 par Eric Bernard
Disposer des statistiques de son site est indispensable, pour évaluer son impact et pour le faire évoluer. On souhaite tous que les statistiques soient les meilleures possibles, montrent une progression continu, une fidélité accru de la part des visiteurs, une plus grande répartition géographique etc. La question qui se pose cependant est « quelles statistiques utiliser ? ». Si l’on dispose à la fois des statistiques serveurs et d’un suivi statistique assuré par exemple par Google Analytics, on constate en effet des variations pour le moins énormes. De manière générale, aucun outil ne donne exactement les mêmes résultats.
Un outil de statistiques serveurs (tels que Webalizer, AWstats...) analyse un fichier texte (le log) où est enregistré l’historique de tout les échanges entre le serveur et les postes clients, qu’il s’agisse des requêtes d’affichages de pages, les erreurs renvoyées...
Un outil de type marqueur (tels que Google Analytics, Xiti et le plus récent mais Open Source, Piwik) va analyser un élément (le marqueur aussi appelé tag) qui est placé dans le code source de chacune des pages à mesurer.
Ces deux types d’outils n’utilisent donc pas la même technologie et il est donc inutile de comparer les résultats (et encore moins de faire des moyennes entre les deux).
Puisqu’ils n’utilisent pas la même technologie, ils ne comptent pas les mêmes choses. Sans être forcément exhaustif voici quelques exemples :
les robots des moteurs de recherche parcourent sans arrêt le web pour indexer son contenu. Il y a énormément de moteurs de recherche différents (j’ai lu "76000 moteurs et annuaires" chez un référenceur). Les visites effectuées par les moteurs sont en partie exclues par les statistiques serveurs, mais en partie seulement car certains outils sont ancients et ne sont plus mis à jour (cas de Webalizer) et des moteurs apparaissent régulièrement. Ces visites sont par contre totalement exclues des outils à base de marqueurs.
de la même manière, certaines techniques comme les pop-ups, ou les iframes sont exclus des tags et non des logs. Un exemple : une bannière de publicité insérées dans un iframe et se rafraichissant toutes les 30 secondes est comptée comme une nouvelle page... toutes les 30 secondes de visites de la part de l’utilisateur.
les outils de logs appellent pages vues les pages HTML mais aussi les pdf, les fichiers textes... ce qui n’est pas le cas des tags qui ne peuvent être que dans du code HTML.
si une image ou une vidéo est affichée sur un site A mais qu’elle est physiquement issue d’un site B (hotlinking), le site B se voit crédité d’autant de visites qu’en reçoit le site A sur cette page.
sur un outil de logs, un groupe de personne se connectant avec une même adresse IP est considérée comme un visiteur unique. Avec les tags, l’utilisation de cookies installés sur chaque machine permet à chaque poste d’être un visiteur distinct.
les outils par tags nécessitent la lecture de Javascript. Certains utilisateurs (rares il est vrai) n’autorisent pas le Javascript sur leur navigateur. Même si c’est encore minime, le fait que les navigateurs de téléphones portables le javascript n’est pas activé peut peser contre les outils par tags, qui éludent ces visites.
il est possible sur les outils par tags d’exclure certaines machines ou certains domaines (les administrateurs du site par exemple).
la provenance des visiteurs est souvent calculée de manière différente (par consultation de listes, par l’URL...)
enfin, même pour les outils par tags, les méthodes de calcul ne sont pas exactement les mêmes.
Bien qu’il y ait des défenseurs des deux types d’outils, une chose est sûre : ils ne mesurent pas la même chose et il est assez vain de chercher à savoir quel est la "vraie" mesure.
L’idéal est de disposer des deux outils pour répondre à des objectifs différents :
les outils serveurs proposent des données techniques, permettent de suivre la bande passante, de traquer les erreurs...
les outils par tags proposent des données de mesure d’audience. Outre les informations sur les visites, ils offrent en effet des données sur l’environnement matériel et logiciel de l’utilisateur, ils permettent des calculs et des rapports...
En guise de conclusion, et même si cela doit flétrir un peu l’égo du webmaster, un outil de statistiques doit permettre de dégager des tendances plutôt que des valeurs absolues. Ce sont ces tendances qui permettent de mettre en valeur le dynamisme du site. De plus il doit permettre d’affiner l’analyse sur les types de visiteurs désirés. Un site ne doit pas faire le plus de visites possibles de manière abstraite, il doit touché précisément le public pour lequel il a été conçu.
Autrement dit, et à mon humble avis, il vaut mieux se baser sur des outils de suivi de communication (les outils par marqueurs) que des outils de suivi technique (les outils serveurs).
publié le 6 août 2009 par Eric Bernard
L’hebdomadaire cap-verdien A Semana vient de mettre en ligne il y a quelques minutes la nouvelle version de son site web.
Bien qu’il fut un des derniers journaux de l’archipel à avoir une présence en ligne, A Semana a été surtout le premier a avoir une vraie politique éditoriale adaptée à ce nouveau support. Loin d’être simplement une copie numérique du numéro papier, A Semana online est mis à jour régulièrement dans la journée, il dispose d’une version portugaise mais aussi anglaise (dont les articles ne sont pas une simple traduction mais des articles originaux), des contenus spécifiques n’existant que sur le web et maintenant, avec ce nouveau site, du contenu mutlimédia (photos, vidéos, audio) et des blogs.
Un design plus proche des grands médias, auquel A Semana appartient tout à fait.
Soyez parmi les premiers à le découvrir.
publié le 5 août 2009 par Eric Bernard
Livemocha est une plateforme gratuite d’apprentissage des langues. Ce qui en fait sa particularité, et son intérêt, est d’être collaborative. Il est possible d’apprendre une ou plusieurs des 25 langues proposées et de faire ses exercices tout seul. Mais ce qui rend l’apprentissage à la fois ludique et intéressant est la possibilité de soumettre ses exercices à la communauté qui commente et corrige, voire débat des corrections. Car celui qui apprend une langue est aussi celui qui est en situation de corriger dans sa langue natale.
Et c’est là que la plateforme se transforme en réseau social, puisque l’on peut choisir des amis à qui soumettre de préférence ses exercices, mais aussi discuter avec eux par chat ou en vocal dans la langue de son choix.
Il est dommage de ne pas trouver (encore) de langues africaines proposées dans les cours. L’intégration de nouvelles langues se fait par vote. Ainsi depuis le début de l’année 2009, une nouvelle langue est intégrée chaque mois.
Avec 2 millions d’utilisateurs, en croissance rapide, Livemocha est un réseau qui monte. Une connexion avec Facebook existe. On pourrait imaginer une connexion avec d’autres réseaux complémentaires, tel que CouchSurfing pour les voyages.
Contrairement à la plupart des principaux réseaux existants, Livemocha part d’une fonction (apprendre une langue) pour construire un réseau social, qui devient un réseau utile en quelque sorte.
Souhaitons que cette jeune société de Seattle trouve le modèle économique pour permettre une continuité et une amélioration des services, car l’initiative est vraiment pertinente. A découvrir sans modération.
publié le 31 août 2008 par Eric Bernard
Dans sa panoplie d’outils Google propose un service - comme souvent chez Google encore en version béta depuis son lancement - destiné à la recherche académique.
Les résultats de Google Scholar sont en effet des livres à vocation universitaire, des rapports, des documents pdf ou html et des citations.
Ce dernier point intéressera évidemment les chercheurs puisqu’il leur permettra, en cherchant sur leur propre nom en tant qu’auteur, d’avoir la liste de leurs articles mais surtout de ceux qui les citent.
Mais les ONG devraient également y trouver un intérêt, notamment celles qui ont pour vocation un plaidoyer argumenté. Outre qu’il leur sera possible de savoir si leur production sont recensées dans Google Scholar, les résultats leur permettront de voir si leurs articles ou ouvrages ont été cités dans des productions de recherche ou des rapports. De manière plus large, en ne faisant pas une recherche sur leur organisation en tant qu’auteur mais en tant que terme recherché, les ONG auront un aperçu de leur impact dans le domaine académique.
Dans tout les cas, voici un outil à compter dans les mesures de suivi et d’évaluation d’une politique de communication.
publié le 29 août 2008 par Eric Bernard
La division des statistiques des Nations-Unies (UNSD) et le département des affaires économiques et sociales (DESA) viennent de lancer un nouveau service web offrant un point d’entrée unique aux statistiques produites par les organismes des Nations-Unies : UNData (http://data.un.org)
17 bases de données et 21 tables sont actuellement disponibles, parmi lesquelles, outre la division des statistiques de l’ONU (de loin la plus riche en nombre d’enregistrements), on trouve les statistiques de la FAO, du BIT, de l’OMS, de l’UIT et certaines données de l’UNICEF, de l’UNESCO...
Outre les données elles-mêmes, le portail donne également accès à un glossaire expliquant les indicateurs utilisés et à un wiki expliquant les bases de données.
Une très bonne initiative qui devrait permettre à chacun de trouver rapidement l’information qui lui est utile pour contextualiser son action.
publié le 25 août 2008 par Eric Bernard
"Aider les étudiants à utiliser les outils web 2.0, et ne pas laisser les outils web 2.0 utiliser les étudiants".
(article dédié à tout ceux qui passent des heures sur Facebook et ne s’en servent jamais pour leur propres besoins en information)
Le professeur d’anthropologie de l’Université de l’Etat du Kansas, connu notamment pour sa vidéo "The Machine is Us/ing Us" et pour son site Digital Ethnography, propose une nouvelle vidéo.
Pas de montage cette fois si. Il ’agit d’une intervention à l’université du Manitoba. Sa communication porte sur l’application des outils web 2.0 à l’enseignement supérieur, ou plutôt contribue à répondre à la question : les outils actuels du web peuvent-ils permettre de mieux apprendre ?
Bien que cette vidéo d’un peu plus d’une heure soit en anglais, elle est extrêmement instructive à bien des égards. Ceux qui s’occupent d’éducation y trouveront certainement beaucoup d’idées sur la participation des étudiants, leur rapport actuel au savoir universitaire, et les changements que celui-ci subit, sans que l’académie ne s’en soucie et donc sans que les étudiants ne l’imagine, ne le demande ou ne s’en serve.
Mais en ouvrant un peu le discours du Pr. Wesch, on peut aussi voir que c’est toute situation d’apprentissage qui est en question à l’heure du web 2.0. Les principes de plateformes collaboratives, l’auto-formation à la fois possible et indispensable, la gestion des connaissances qui n’est plus linéaire ou hiérarchique modifient radicalement moins ce que l’on sait que comment on apprends.
Avant que les universités ouest-africaines ne soient en mesure de vraiment s’approprier ces outils, il est certains que d’autres communautés d’apprentissage, peut-être plus professionnelles, pourraient en bénéficier pour peu que des projets innovants viennent à voir le jour.
Les outils sont là, les besoins sont là, il ne s’agit plus de technologies mais de pédagogie.
Et ne pas oublier de visiter : http://mediatedcultures.net/
Pour ceux qui n’ont pas eu le courage de voir toute la vidéo et de prendre des notes, voici quand même l’espace netvibes de Digital Culture : http://www.netvibes.com/wesch
publié le 9 août 2008 par Eric Bernard
De combien de pages est constitué le web aujourd’hui ?
En 1998, le premier index de Google disposait de 26 millions de pages uniques.
Le 25 juillet dernier, Google annonçait que son dernier index était composé de 1000 milliards de pages web uniques (1 000 000 000 000) !
Certes, Google n’indexe pas tout le web, certes une bonne partie du web est composé de requêtes dans des bases de données privées, certes une partie de ces pages est de l’archive ou du contenu dupliqué. Mais c’est la meilleure estimation à l’heure actuelle et donne une certitude : le web fait au moins cette taille.
On pourrait même dériver un nouvel indicateur théorique à partir de ces chiffres, le nombre de pages par utilisateur (p/u).
En janvier 1998, il y avait 101 millions d’utilisateurs d’internet (selon NUA). Nous aurions donc 0,25 p/u.
En juin 2008, Internetworldstats estime la population internet à 1 463 000 000. Ce qui donne 683 p/u !
Cet indicateur, théorique, donne une vision de l’évolution de l’offre d’information sur internet mais replace aussi dans un cadre plus large la nécessité du référencement (comment faire émerger votre information dans ce flot important).
publié le 5 août 2007 par Eric Bernard
Les 28, 29 et 30 juin le journal A Semana organisait à Mindelo (São Vicente, Cap-Vert) un forum national "Onde Estamos, Para Onde Vamos" (où sommes nous, vers où allons nous).
Réalisant le site web d’A Semana, AK-Project a été invité à ce forum qui traitait des principaux problèmes et opportunités de la société cap-verdienne.
Des interventions de très bon niveau ont successivement évoqué l’économie cap-verdienne, les médias, la culture, la politique, le développement.
Le fait qu’un forum de réflexion sur l’avenir d’un pays soit organisé par un organe médiatique privé n’est pas anodin, surtout quand celui-ci parvient à mobiliser aussi bien les hommes (et femmes) politiques, des artistes, des entreprises, des partenaires au développement (l’UNESCO était partenaire de l’événement) et ceci à l’échelle locale et internationale.
Je reviendrais sans doute plus tard sur certaines questions soulevées lors du forum.
AK-Project a profité de l’opportunité d’être à Mindelo pour réaliser une mini-formation pour les jeunes rédacteurs d’A Semaninha, le supplément d’A Semana réalisé par et pour les enfants. Toute la jeune rédaction était en effet présente à Mindelo pour l’occasion.
L’après-midi que nous avons consacré à l’explication des blogs a été très riche d’enseignement, pour les jeunes journalistes nous l’espérons, mais également pour nous.
Nous avons été agréablement surpris par la connaissance de l’informatique et de l’internet de ces jeunes, dont l’âge varie pourtant entre 7 et 15 ans. Connaissance technique un peu, mais aussi expérience sociale. Le web 2.0 n’est pas pour eux un concept mais une réalité. Le blog en tant que pratique journalistique (c’était l’objet de la formation) est certes méconnu par eux, mais ils ont leur compte sur les web sociaux de type Myspace ou Flickr.
Combien d’entre eux seront journalistes plus tard ? Probablement peu. Mais il est probable que leur entrée sur le marché du travail provoquera un certain conflit des générations, entre des jeunes naturellement connectés et des anciens pour lesquels cela reste, au mieux, de l’acquis.
publié le 2 août 2007 par Eric Bernard
Après un an d’existence en tant que département d’AK-Project, AK-Dev lance son blog.
Ce blog poursuit deux objectifs.
D’une part il mettra en avant les réalisations d’Ak-Dev, avec - au-delà du catalogue de produits - autant d’études de cas que possible, expliquant les spécificités des solutions mises en œuvre par rapport aux besoins du partenaire.
D’autre part - et s’est son principal objectif - il permettra d’ouvrir le débat avec les partenaires d’AK-Dev, mais aussi avec un public plus large, ici et ailleurs.
Notre philosophie est de mettre l’accent sur l’accompagnement, sur le projet, sur la personnalisation, sur la qualité et sur l’impact plutôt que sur la livraison d’un produit technique. Ce blog est l’occasion de discuter de ces aspects. Les questions de ce blog tourneront autour de l’apport réel des technologies récentes, leur pertinence et leur impact dans notre contexte africain. Quand on parle de web 2.0., quel en est l’intérêt, les limites et les opportunités ? Comment se gère un site web ? Qu’est ce qui bouge aujourd’hui dans la communication, dans les médias, dans le développement ?
Tout ceci sera exploré à partir d’aujourd’hui sur ce blog.
Comme tout les blogs, celui-ci n’existera qu’avec vos commentaires. A vos claviers...