ICT4D 2010

13-16 décembre 2010 - Londres (Royaume-Uni)


Mobile web in Africa 2010

28 septembre - 1er octobre 2010 - Johannesburg (Afrique du Sud)


Web 2.0 expo

27-30 septembre 2010 - New York (USA)


5ème Forum sur la Gouvernance de l’Internet

14-17 septembre 2010 - Vilnius (Lituanie)


Haro sur Powerpoint : un vrai faux-débat

publié le 24 mai 2010 par Eric Bernard

"[...] le développement de la technique n’est ni bon, ni mauvais, ni neutre"
(Jacques Ellul, La technique ou l’enjeu du siècle, p.394).

L’armée américaine s’est exprimée bruyamment depuis quelques mois sur le rejet de Powerpoint, faisant écho à un débat qui date (au moins) déjà de quelques années.

En résumé, il est reproché à Powerpoint deux choses :
- de laisser croire que la réalité se limite à des listes à puces
- de consommer beaucoup de temps de préparation qui seraient plus utiles à d’autres choses.

Il faut noter que - pour une fois - ce n’est pas le produit de Microsoft lui-même qui est incriminé, mais qu’il est simplement l’outil le plus utilisé par l’armée américaine, et par le plus grand nombre d’organisations à travers le monde.

Il est banal d’accuser la technique plutôt que l’incompétence humaine, et de jeter ainsi le bébé avec l’eau du bain. Faut-il utiliser Powerpoint ou pas ? Bien sûr, si l’objectif s’y prête. Bien sûr que non si cela devient une nécessité administrative pathologique.

Pourquoi le rejet de Powerpoint, ainsi formulé, ne tient pas ?

Il est admis que 80% de la communication est non verbale. Remplacer une présentation visuelle par un discours ou même (et surtout ?) d’un échange de point de vues sans base de discussion est donc contre-productif. Que la séquence linéaire de Powerpoint soit limitante, certes. Rien n’empêche d’ailleurs d’utiliser d’autres outils (de mind mapping par exemple, ou une présentation Flash) à la place ou en complément de Powerpoint. D’ailleurs Powerpoint lui-même sait très bien être interactif et non linéaire pour peu qu’il soit conçu correctement. Mais on se heurte ici aux limites des concepteurs des dites présentations, et à celle de leur public (qui n’est pas toujours habitué à une présentation non-linéaire).

Les présentations limitent la compréhension d’un problème ? C’est sans doute que le présentateur se repose uniquement sur ses diapositives. Une présentation réussie n’est clairement pas basée sur la qualité du diaporama, mais sur une série d’attitudes de la part du présentateur (comme le contact visuel et l’interactivité avec l’audience, la modulation de la voix...).

Les présentations prennent beaucoup de temps ? Ah bon ? Et pas les réunions ? Encore une fois, ce n’est pas l’outil qui est en cause, mais la gestion du temps par les responsables. Une réunion minute n’a pas besoin de Powerpoint. Un séminaire, si.

La bonne utilisation de Powerpoint (ou de n’importe quel outil de communication) induit un biais, et des limites propres à l’outil. Ne pas chercher à combler ses limites par d’autres moyens complémentaires est soit de l’incompétence, soit une sorte de manipulation volontaire pour vendre, un produit ou un message, pour cacher des limites sur le fond en privilégiant la forme. Changez d’outil, vous obtiendrez d’autres limites.

En conclusion, la seule communication valable est celle qui utilise la synergie maitrisée des outils possibles. Cela demande plus de réflexion, parfois (mais pas toujours au regard des résultats obtenus) plus de moyens. Dans tout les cas, un outil seul ne touchera jamais toutes les cibles, de toutes les manières possibles, avec tous les impacts attendus.

Corrélation entre taux de pénétration d’Internet et PIB per capita en Afrique de l’Ouest

publié le 14 mai 2010 par Eric Bernard

Dans mon billet précédent, je m’étonnais un peu de la place du Burkina Faso dans le classement, tellement ce pays me paraît plus dynamique que d’autres en matière de développement.

J’ai cherché à voir un peu plus clair là dessus, notamment en cherchant une corrélation entre différents facteurs et le taux de pénétration d’Internet. Je vous livre ici le résultat.

Cliquez pour agrandir

La corrélation entre le taux de pénétration d’Internet en Afrique de l’Ouest et le PIB per capita est excellente (> 0,9).

Les pays au-dessus de la ligne sont ceux ayant un PIB moyen supérieur à leur taux de pénétration (laissant penser que ce taux peut augmenter).

Les pays au-dessous de la ligne sont ceux qui ont un taux de pénétration supérieur à ce que leur PIB per capita devrait permettre.

Un point de méthodologie. Les données utilisées pour le PIB per capita sont issues de la Banque Mondiale et sont pour 2008, alors que le taux de pénétration est celui de décembre 2009. Dès que les données de la Banque Mondiale seront disponibles pour 2009, je pourrais affiner le graphique, mais il ne changera certainement pas beaucoup.

Evolution de la pénétration d’Internet en Afrique de l’Ouest (2007-2009)

publié le 12 mai 2010 par Eric Bernard

Après quelques temps de silence, qu’explique un cumul de soucis techniques et de périodes de mission, je reviens sur ce blog avec de nouvelles données sur la situation d’Internet en Afrique de l’Ouest.

Taux de pénétration d'Internet en Afrique de l'Ouest (décembre 2010)

Si les cartes montrent clairement la position de leaders de pays aussi différents que le Cap Vert et le Nigeria (avec respectivement 24 et 16% de taux de pénétration), elles montrent également que l’accès universel est encore bien loin pour la Sierra Leone, le Liberia (malgré une bonne évolution récente de son nombre d’internautes), la Guinée, le Niger et plus curieusement le Burkina Faso.

L’Afrique de l’Ouest comptait en décembre 2009 près de 28 millions d’internautes, soit environ 10% de la population totale de cette région.
Malheureusement, comme souvent dans la région, ce chiffre est trompeur de par la présence écrasante du Nigeria. Sans le Nigeria en effet, ce taux de pénétration moyen chute à moins de 3%.

Il reste donc encore beaucoup à faire pour améliorer l’accès à Internet dans la région.

Géolocalisez les articles de votre site

publié le 21 mai 2009 par Eric Bernard

La spatialisation de l’information est une excellente façon de naviguer de manière intuitive. Si le webmapping se développe, avec des outils dédiés et des bases de données spécifiques, il y a désormais des outils simples, non plus pour géolocaliser des données numériques, mais pour spatialiser des contenus (articles, documents, individus...).

Le cas le plus simple est de proposer une localisation de ce dont on parle. La carte ci-dessous correspond au lieu d’où j’écris. Si l’article parlait d’un lieu spécifique au Niger, la carte pourrait pointer sur ce lieu et permettre au visiteur de situer mon propos, et d’explorer la carte (puisqu’elle est dynamique).

Si cet usage d’une carte individualisée pour un article est particulièrement adapté aux sites touristiques ou d’actualités, il existe un autre intérêt, ergonomique, à ces cartes. Tout comme le nuage de tags permet de naviguer de manière sémantique dans un site, la cartographie permet d’y naviguer dans son ensemble de manière visuelle.

A n’en pas douter, cette manière de naviguer est promise à un bel avenir.

Géolocalisez votre information

publié le 31 mai 2008 par Eric Bernard

Une carte parle plus qu’un long discours.

Les longues listes énumérant les lieux d’intervention d’une ONG ou d’une institution de développement ne sont guère attrayantes ni parlantes. Grâce à des logiciels de géolocalisation en ligne, il est désormais facile de présenter ces informations de manière visuelle.

Le plus célèbre de ces logiciels est bien sûr Google Earth. De plus en plus d’institutions l’utilisent pour apporter une information cartographique simple à leur audience. L’objectif peut être simplement de signaler son adresse, ou de localiser des lieux ou bien encore de présenter des données sur une problématique.

Il y a actuellement plus de 4 millions de fichiers Google Earth disponibles sur le web, parmi lesquels de nombreuses organisations écologistes et institutions de développement.

Carte Google Earth de l'UNHCR C’est le cas de l’UNHCR qui a mis à disposition une visualisation de la crise du Darfour centrée sur les réfugiés. Le PNUE, le WWF ou l’UNICEF utilisent également Google Earth pour signaler certains lieux d’intervention et sensibiliser sur leurs des problématiques. Le Global Biodiversity Information Facility utilise la cartographie pour fournir des informations sur la biodiversité à l’échelle mondiale.

La Banque Mondiale utilise quant à elle Google Map - qui a l’avantage d’être visible directement sur le web.

il y a plusieurs bonne raisons pour utiliser ces logiciels :
- ils sont gratuits
- ils ne nécessitent pas un logiciel de cartographie complexe à se procurer ou à installer
- ils sont multimédia (on peut joindre à une position donnée une photo, un lien, un texte, une vidéo...)
- ils sont visibles par tous
- ils sont simple d’apprentissage pour ajouter des données

Bonne cartographie !

Formations en ligne sur les médias et la communication

publié le 29 mai 2008 par Eric Bernard

Open Training Platform L’UNESCO propose désormais sur sa plateforme d’auto-éducation Open Training Platform plus de 10 000 cours en ligne gratuits sur l’environnement, le développement durable, l’agriculture etc.

Dans la catégorie Média et Communication, deux nouveaux cours proposés par Civicus (Alliance Mondiale pour la Participation Citoyenne) ont particulièrement retenu mon attention.

Le premier s’intitule "Promoting your organisation". En 65 pages, ce document explore les tenants et les aboutissants d’un plan de communication, mais aussi - et cette analyse est assez rare pour que cela doive être souligné - la gestion de l’image de l’organisation lors de communication directe (téléphone, visite...).

Le second, complémentaire, appuie les organisations dans la production de leur propre média. "Producing your own media" permet de mieux comprendre - et donc de mieux pratiquer - la production médiatique, de l’élaboration d’un plan média à la relation à la réalisation de produits (bulletins, présentations...). L’originalité de ce document est de proposer un chapitre entier sur les relations avec les prestataires de services. Il est en effet indispensable pour les organisations de savoir analyser leur propre demande, de savoir distinguer ce qui prend du temps, de l’énergie, du savoir-faire, de ce qui est trivial.

Quel que soit le média, la clé d’une relation réussi entre un prestataire et une organisation passe bien souvent par une connaissance réciproque des métiers de chacun, pour pouvoir justement respecter les spécialisations et reconnaître la qualité du travail de chacun.

Ces documents sont malheureusement tout les deux en anglais (il faut noter que si l’interface est en anglais, la plateforme propose parfois des cours dans d’autres langues).

Firefox 3 (RC1)

publié le 18 mai 2008 par Eric Bernard

La Release Candidate 1 (c’est à dire la version considérée comme prête à sortir sauf découverte de bug majeur) de la nouvelle version du navigateur vedette Firefox est disponible depuis quelques temps.

Parmi les avantages de cette nouvelle version (pour la liste complète c’est ici, mais en anglais) :
- une meilleure gestion des performances, que ce soit sur le Javascript ou sur le nettoyage de la mémoire inutilisée par les modules.
- l’insertion automatique dans la barre d’URL non seulement des adresses web déjà en cache mais aussi de celles stockées dans l’historique , dans les bookmarks...
- gadget mais parfois utile, les raccourcis configurables pour les recherches dans la barre URL. Par exemple "w Dakar" cherchera Dakar dans Wikipedia
- la duplication des onglets, très attendue. Inutile de recréer un nouvel onglet puis de taper de nouveau une adresse. Il suffit de faire Ctrl en déplaçant un onglet ouvert pour le dupliquer avec son contenu, son historique de navigation... Très pratique notamment pour créer rapidement la partie privée de SPIP.

Il n’y a qu’un bémol pour l’instant, mais il est de taille : la plupart des extensions n’est pas encore compatible avec cette version 3.

Que cela n’empêche pas ceux qui n’ont pas encore migré sous Firefox d’essayer cette nouvelle version. Et aux développeurs de commencer sérieusement à la prendre en compte dans leur développement.