publié le 26 avril 2009 par Eric Bernard
L’adage veut que l’on ne discute pas des goûts et des couleurs. C’est pourtant un sujet de discussion extrêmement débattu lors de la réalisation d’un site web, à juste titre. Que ce soit le directeur artistique qui argumente ses choix ou le client qui souhaite imposer ses goûts, les avis aussi pertinents soient-ils devraient toujours s’en référer à l’arbitre final : l’utilisateur. C’est bien celui-ci en effet qui jugera le site, non en fonction de quelconques critères théoriques mais par sa pratique. Et le verdict sera immédiat, l’utilisateur pouvant quitter un site qui ne lui convient pas d’un simple clic de souris, en majorité avant une minute de navigation sur le site incriminé. Sachant que 7 internautes sur 10 ne reviennent pas sur un site où ils ont rencontré des problèmes de navigation ou d’orientation, c’est bien l’ensemble de la fréquentation d’un site qui est en jeu.
Outre les tests utilisateurs que nous pratiquons parfois avant le lancement d’un site, il est toujours intéressant d’avoir une vision plus globale, détachée d’un site en particulier.
Le Benchmark Group a effectué un sondage sur 824 internautes français non débutants.
75% des internautes rencontrent "souvent" des problèmes pour trouver l’information qu’ils cherchent sur un site et 58% sont "souvent" confrontés à des problèmes de navigation.
Mais qu’est-ce qui fait fuir les internautes ? (en gras les résultats, en dessous, mes commentaires).
à 81% : trop d’animations qui gênent la lecture.
Les animations doivent être utiles (apporter de l’information) ou engageante (un diaporama de photos, incitant à la feuilleter par exemple). Les bandeaux déroulants illisibles des premiers sites, les clignotements inutiles sont donc tous à proscrire.
Les textes écrits trop petits pour 36% des internautes interrogés.
C’est une base de l’accessibilité, et c’est aussi pourquoi les boutons permettant d’agrandir ou de réduire le texte ne sont pas des gadgets.
31% des internautes sont fatigués par trop de couleurs différentes.
Les couleurs ont un sens, elles aident à la navigation, elles ne doivent pas l’empêcher.
Plus de 25% des interrogés fuient les illustrations de mauvaise qualité.
Si les images du web doivent être compressés pour accélérer l’affichage, elles ne doivent pas pour autant devenir illisibles. Mais j’imagine que la critique ne porte pas seulement sur la technique mais aussi sur la qualité initiale des illustrations. Une mauvaise photo numérique, mal cadrée, ne représentant rien, ne s’améliorera pas sur le web, bien au contraire.
Des nouveautés ? Aucune. Juste une confirmation de ce que nous disons et répétons à nos clients qui parfois veulent des "trucs qui bougent", et plein de photos. Ce ne sont de bonnes idées que si elles servent la navigation, pas si elles l’empêchent. L’ergonomie n’est pas une science exacte, mais elle n’est pas arbitraire non plus. Alors pensons avant tout à l’internaute.
Pour commander une présentation de l’étude : http://www.benchmark.fr/demande/ergo/51/
publié le 24 avril 2008 par Eric Bernard
Le jeu est une des bases de l’apprentissage et les jeux vidéos dits ludo-éducatifs, sont désormais un des outils avec lesquels les enfants apprennent à lire, à distinguer les couleurs, à réfléchir.
Mais les jeux - surtout lorsqu’il s’agit de jeux vidéos - ne visent pas que les enfants. Nombreux sont les jeux où l’objectif est de détruire le plus de monstres possibles, d’accumuler le maximum d’argent pour maitriser le monde, ou de passer son temps à construire sa maison et choisir son papier-peint virtuel. Pourquoi ne pas se servir du jeu pour faire passer des messages, faire réfléchir les joueurs sur des problématiques bien réelles et plus sérieuse ?
Etre sérieux avec le jeu. C’est sur cette base qu’un groupe de décideurs d’ONG, de développeurs de jeux et d’artistes se regroupent autour du concept de Games for Change (ou G4C, voir la description - en anglais - sur wikipedia).
Il est possible de jouer à plusieurs de ces jeux sur le site de l’organisation G4C. Leurs sujets sont divers, des difficultés de l’agriculture au conflit Israelo-palestinien, du recyclage des déchets à la peine de mort. Leur qualité aussi.
L’usage des jeux vidéos est encore insuffisamment pris au sérieux dans la communication interactive alors que son potentiel est énorme, notamment pour toucher les jeunes. A titre d’illustration, le jeu interactif réalisé par AK-Project pour l’eau minérale Kirène a fait participer plusieurs milliers de joueurs autour de la protection des ressources en eau. De même pour le jeu réalisé pour la délégation de la commission Européenne au Sénégal à l’occasion des 50 ans de l’Union européenne.
Le 5ème festival Games for Change se tiendra à New York du 2 au 4 juin 2008.
publié le 21 avril 2008 par Eric Bernard
Le 17 janvier 2008, Gérard Berry prononçait sa conférence inaugurale en tant que nouveau titulaire de la chaire d’innovation technologique du Collège de France.
Cette conférence portait sur "Pourquoi et comment le monde devient numérique". Gérard Berry expliquait notamment qu’Internet ne reliait plus (seulement) les gens, mais avant tout les objets.
Depuis cette date, l’ensemble des cours et séminaires qui ont été donnés sont mis en ligne en vidéo, avec souvent le support de cours en complément.
Le champ abordé est vaste, des langages de programmation aux systèmes embarqués, de la certification à l’imagerie médicale.
Dans les cours déjà disponibles, celui sur les réseaux (cours du 14 mars intitulé "Les réseaux, un espace d’innovation exceptionnel") est une bonne introduction aux techniques réseaux.
publié le 18 avril 2008 par Eric Bernard
Le portail Sapo (stricto sensu "le crapaud" en portugais, mais dont le logo est plutôt une sympathique grenouille verte) vient d’être lancé officiellement mardi 15 avril 2008 au Cap-Vert.
Sur le modèle du portail qui existe depuis 1997 au Portugal, ce portail Cap Verdien reprend l’actualité des îles, propose des espaces thématiques (sport, économie...) et des services (blogs, photothèques...).
Sapo est une filiale de Portugal Telecom, qui fournit de l’accès, est un moteur de recherche doublé d’un portail d’information.
Le Cap-Vert est le premier pays d’extension du portail Sapo.
Pour visiter le portail SAPO Cap-Vert : http://www.sapo.cv
publié le 16 avril 2008 par Eric Bernard
Beth Kanter propose sur son blog (en anglais) quelques usages rapides des technologies web 2.0 pour les organisations à but non lucratif. Très axé sur la recherche de financement et le charity business, tout ces trucs et astuces ne sont pas forcément adaptés à nos réalités en Afrique de l’Ouest. Ou du moins pas encore, ou mieux, pas avec ces objectifs.
S’approprier certains d’entre eux est néanmoins très utile.
Une petite sélection en traduction libre :
Mettre en place une alerte Google pour savoir ce qui se dit sur votre organisation, et réagir en conséquence.
Mettre en place un aggrégateur de fil RSS sur votre thématique
Partager cet espace de fil RSS avec vos collègues
Faire en sorte que votre organisation (vous, vos collègues, votre CA) soit actifs sur Facebook ou Myspace pour promouvoir vos causes
Utiliser les espaces de partage de vidéos et de photos pour donner plus de visibilité à vos actions.
Rendre disponible sur le web vos présentations powerpoint et vos documents de promotion.
Faire un usage interne et partagé des outils de bookmarking social (del.icio.us par exemple)
D’autres idées ?
publié le 14 avril 2008 par Eric Bernard
C’était annoncé le 2 avril à 16h.
La page s’ouvre sur le bon intitulé, malgré quelques liens brisés sur les images. Mais ensuite plus rien. Pendant presque 10 jours, il m’a été impossible de télécharger le nouveau rapport économique sur l’Afrique 2008 co-produit par la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (UNECA) et l’Union Africaine.
Peut-être est-ce dû à l’itinéraire emprunté, qui passe (du Sénégal) par Aubervilliers, Dallas, Atlanta...
J’ai donc dû utiliser un des excellents plug-in de téléchargement (DownThemAll) de Firefox pour forcer un peu la récupération des fichiers.
Un premier résumé s’impose alors : l’Afrique se développe doucement... Internet en Afrique aussi :-)
Ce rapport est en effet intitulé "L’Afrique et le processus de Monterey : Performance et progrès du continent".
Pour rappel le consensus de Monterrey est un partenariat pour le développement adopté le 22 mars 2002 dans la ville mexicaine. Il fait suite à la conférence internationale de l’ONU sur le financement du développement.
Dans la crise mondiale actuelle, tant sur les coûts de l’énergie que sur les prix des produits alimentaires, il est important de comprendre comment se situe l’Afrique et quel réalisme ont les promesses de financement du développement faites à Monterrey.
Vous pouvez (de préférence et si vous y arrivez) télécharger chaque chapitre ou le document en entier sur le site de l’UNECA ou bien le télécharger en un seul fichier ici même (en français, pdf, 3,45 Mo).