publié le 17 janvier 2010 par Eric Bernard
Une faille de sécurité de SPIP a été utilisée récemment pour installer un cheval de Troie sur ce blog, parmi de nombreux autres sites dans le monde.
Ce site a été nettoyé. Si vous avez abandonné la connexion comme le bon antivirus que vous possédez forcément vous le recommandait, il n’y a aucune conséquence. Dans le cas contraire, ce virus n’attaque pas votre ordinateur, mais cherche "juste" à vous rediriger sur Internet vers le site de son choix.
Désolé pour ce désagrément, indépendant de notre volonté.
publié le 27 janvier 2009 par Eric Bernard
Les médias en ligne ont introduit depuis longtemps la participation de leurs lecteurs à travers des commentaires qu’ils peuvent laisser sur un article. Ceci est un retour à la fonction de communication qu’avaient les journaux papier jusqu’au milieu du XXe siècle et qui s’est trouvée peu à peu minimisée par la fonction d’information. Les opinions des lecteurs qui dialoguaient avec les éditorialistes ont été remplacés par les faits et le journalisme d’investigation.
Les médias en ligne peuvent désormais combiner les deux fonctions et être un espace de débat tout autant que d’information.
Les commentaires qui sont présents sur les médias en ligne présentent cependant des limites :
ils sont parfois de piètre qualité (très variable selon la qualité du média et l’accessibilité à la fonction de commentaire notamment selon s’il faut être inscrit ou abonné ou simple visiteur)
Il n’y a pas de relation particulière entre le commentateur et les autres visiteurs à part le commentaire lui-même
il n’y a qu’une seule façon de laisser un commentaire et tous les commentaires s’affichent en forme de liste en fin d’article
il n’y a souvent pas de promotion des commentaires
News Mixer est une initiative du New Media Publishing Project de l’école de journalisme Medill (Northwestern University). Ce site expérimental propose des nouveaux rapports entre le visiteur/commentateur et l’article. Il n’est pas à proprement parlé une plateforme technique mais plutôt un vrai journal disposant d’innovations techniques et conceptuelles.
Le trait le plus marquant de cette initiative est l’usage de Facebook comme condition d’accessibilité, ouvrant des pistes intéressantes notamment vers deux directions.
La personnalisation. News Mixer affichant ce qui est sur le réseau social du commentateur et donnant accès à une page personnelle aux inscrits, chaque personne inscrite à News Mixer a un usage du site différent.
La promotion des commentaires. Ce qui est laissé sur News Mixer est visible sur Facebook, valorisant les commentaires au sein du réseau social du commentateur tout en attirant potentiellement de nouveaux utilisateurs pour le site.
Le but proclamé de tout ceci est d’avoir des commentaires plus intelligents parce que liés à une communauté déjà existante (son propre réseau social) et non plus à d’anonymes lecteurs.
Sur le site, le visiteur qui souhaite faire un commentaire sur un article peut le faire de multiples manières.
Le commentaire classique n’a pas disparu (appelé ici Letters to the Editor), mais outre son positionnement en fin d’article il est également valorisé comme un article en tant que tel.

La question/réponse est une interaction non seulement avec le rédacteur mais également avec tous les visiteurs sur un paragraphe précis. Chaque paragraphe d’un article peut faire ainsi l’objet d’un débat (sur un fait, une opinion exprimée...).
Enfin les quips (raillerie, plaisanterie en français) sont de très courts messages (sur le modèle des messageries instantanées ou du statut de Facebook) et qui ne sont pas à proprement parlé des réactions à un article mais plutôt une participation à la dynamique du site lui-même.
Il est possible que ce type de communauté de lecteurs soit plus approprié pour les médias locaux ou spécialisés.
Il est certain que l’ensemble des fonctions proposées doit être critiqué, testé, contextualisé et non plaqué dans son ensemble. Les commentaires et questions, tellement segmentés, posent par exemple de vrais interrogations sur la lisibilité et la compréhension d’un article dans sa globalité.
Mais cette initiative est vraiment bienvenue en tant que contribution au développement du journalisme en ligne.
publié le 25 janvier 2009 par Eric Bernard
Avec 150 millions de membres (en janvier 2009 [1]), Facebook serait le 5ème site le plus visité au monde selon Alexa [2] et le premier réseau social.
Composé à l’origine de jeunes étudiants américains, la population actuelle de ce réseau s’étend géographiquement (70% des utilisateurs ne sont pas américains) et se diversifie dans sa population (les gens de 30 ans et plus représentent la croissance la plus forte).
Une aubaine pour la communication des ONG ? La réponse est moins tranchée.
En Août 2007, lors de la révolution safran en Birmanie, un groupe Facebook de soutien comptait plus de 440 000 membres. En ce moment même, un groupe de protestation contre l’agression de Gaza compte plus de 600 000 membres (et un groupe pour l’agression existe également, ce qui montre la diversité des opinions exprimées). Ce groupe n’est pourtant qu’un parmi plus de 500, ce qui de toute évidence limite l’impact d’un tel regroupement.
Outre les groupes, il y a aussi les applications. Avec l’application "Causes", on peut accéder à près de 150 000 causes, plus ou moins sérieuses il faut bien le dire.
Mais il est aussi possible de créer des applications "intelligentes" telle que la liste de cadeaux équitables par Oxfam. Ces applications restent encore le parent pauvre des développements autour de Facebook, mais les plus innovants sont déjà là.
Groupes, applications... mais pour quoi faire ?
Sensibiliser à une cause est la réponse la plus évidente. Il semble néanmoins que l’impact réel - ce que l’on peut qualifier de la place de l’abonné au groupe sur l’échelle de l’engagement - est faible. En d’autres termes, une personne s’abonne au groupe en suivant un avis d’un ami, mais son implication s’arrête là, surtout s’il s’agit de "serial activists" passant d’une cause à défendre à la prochaine. Les messages échangés sur Facebook ne sont généralement pas des débats, mais des opinions plus ou moins étayées. Les animateurs du groupe n’ont que très peu de moyens pour intervenir sur le groupe. Une réelle campagne peut donc s’appuyer sur Facebook pour recruter des militants, mais ce sera en amenant ces derniers sur son site web qu’une organisation peut fidéliser des sympathisants et faire passer un message sur le moyen/long terme, voire faire une pétition crédible.
Relayer/poster une information en utilisant les applications telles que "articles" (permettant de relayer un blog par exemple) ou "photos" pour ne citer que celles ci.
Récolter des fonds est possible sur Facebook, il suffit de se rendre sur l’application "Causes" pour s’en rendre compte. Les donations restent modestes surtout lorsqu’une cause réunit moins de quelques millions d’abonnés.
Informer sur un événement peut se faire grâce à l’agenda de Facebook et le bouche à oreille qui caractérise le réseau.
En résumé, Facebook est un excellent moyen de toucher une large population sur un sujet donné. Mais, sans stratégie pour fidéliser les sympathisants sur d’autres supports, l’impact sera limité.
publié le 18 janvier 2009 par Eric Bernard
Alors que l’agression Israélienne sur Gaza se poursuit, les laboratoires de la chaîne qatarie Al Jazeera ont lancé une plateforme expérimentale s’inspirant du journalisme collaboratif pour suivre les événements sur une cartographie dynamique.
Le contenu repose en partie sur les informations envoyées par des personnes sur place, par SMS ou par Twitter. Ce contenu est ensuite vérifié.
Ici, pas de voyeurisme de guerre. Nous sommes loin des dérives des journalistes embarqués lors de la guerre en Irak. J’aimerai y voir une preuve qu’Internet, collaboratif, et s’il est bien utilisé, est une source d’information sinon plus fiable, du moins plus diversifiée qui nous permet de lutter contre la pensée unique (et la médiatisation de la guerre à Gaza n’est qu’un exemple de plus de la soumission des médias occidentaux à l’idéologie dominante).
publié le 14 janvier 2009 par Eric Bernard
BCO (Building Communication Opportunities) est une réseau de partenaires au développement qui s’investissent dans les ICT4D.
Constatant avec raison que l’impact des projets de communication pour le développement est très peu connu, BCO a lancé une évaluation des initiatives de ses partenaires et d’autres organisations.
Le rapport final a été publié (en anglais) en juin 2008, et la synthèse (en anglais, français ou espagnol) a été publiée en octobre 2008.
Un fait qui peut paraître anecdotique, mais qui donne à réfléchir.
Il est extrêmement pénible de lire sur l’écran un texte en deux colonnes, qui plus est avec des encadrés. Sachant que la version imprimée de ce rapport n’a que peu de chance d’être distribuée à l’ensemble de son public potentiel, les 16 pages du résumé doivent donc être imprimées pour être vraiment compréhensibles, ce qui d’un point de vue environnemental et financier a un impact certain.
Que dire alors des 195 pages du rapport complet ?
Les études sur l’impact de la communication pour le développement ne devraient-elles pas commencer par appliquer des bonnes pratiques en matière d’impact et de développement durable ?
publié le 12 janvier 2009 par Eric Bernard
Sudatel, à qui a été attribué la troisième licence de téléphonie mobile au Sénégal, devrait proposer son offre au public à partir d’aujourd’hui, lundi 12 janvier 2009, si aucun nouveau retard ne vient perturber ce calendrier.
Après les démêlés de Tigo avec l’Etat Sénégalais et la qualité de service très incertaine cette fin d’année pour la Sonatel, il est probable que l’arrivée de ce troisième opérateur va agiter un peu le milieu de la téléphonie mobile au Sénégal. Avec quel impact ? A vérifier dans quelques temps.
Voir aussi :
Ouestaf.com
L’Observateur (via Osiris)
publié le 9 janvier 2009 par Eric Bernard
AK-dev souhaite une bonne et heureuse année 2009 aux lecteurs de ce blog.
Avec la bonne résolution d’alimenter ce blog aussi régulièrement que possible, et dans l’espoir d’avoir quelques commentaires pour favoriser le débat.
En matière d’ICT4D, on peut souhaiter pour 2009 que les gouvernements africains, appuyé par les partenaires au développement, mette un peu plus l’accent sur la production (matérielle, de contenu...) et donc sur la formation plutôt que sur la sempiternelle consommation de nouvelles technologies par le continent.
A ce propos, voici une réflexion critique (en anglais) sur les TIC et le développement qui illustre bien mon propos
publié le 10 janvier 2008 par Eric Bernard
Toute l’équipe d’AK-Project se joint à moi pour vous souhaiter une très bonne année 2008.
Nous ne pouvons que souhaiter une bonne communication, entre les gens et entre les peuples.